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CARAMBOLE

LA LIGUE LMB CARAMBOLE VOUS SOUHAITE LA BIENVENUE



TOURNOI NATIONAL FFB N°1 CADRE 71-2

LA GARDE 71/2


LIENS VERS - F.F.B POUR VOIR LES PARTICIPANTS

INFOS - ÉDITO.


Par Jean-Paul Sinanian, président de la Fédération française de billard.

Chers licenciés, chers passionnés de billard, En ce mois de septembre qui débute, en même temps que la rentrée des classes, les joueurs de billard reprennent le chemin des clubs. Les dirigeants retrouvent également un rythme de travail plus soutenu. C'est le moment des AG de ligue quand elles n'ont pas eu lieu en juin ou des réunions sportives pour lancer la saison, distribuer les tournois ou les finales de ligue. C'est l'occasion de tirer un bilan des actions de la saison précédente, de voir comment faire pour corriger ce qui n'a pas été concluant et d’aller dans le sens de la politique fédérale, tout en aidant les clubs. En arrivant à la présidence de la FFB, il y a presque 5 ans maintenant, je sortais de 20 ans de présidence de ligue. « Qu'avez-vous fait de vos vingt ans ?» me direz-vous. J'avoue parfois me le demander. J'ai essayé, avec le comité directeur de l’époque, de réfléchir aux moyens de développer le nombre de licenciés et surtout de sportifs jouant en compétition. Pour cela, nous avons créé en 1995, une licence à deux vitesses avec une part administrative et une part sportive. Nous avons mis en place un système de tournois en double KO permettant à tous de jouer à la carte. Nous avons intégré les billards à poches et expérimenté le calendrier sur l’année civile. Les résistances, d'abord fortes, sont peu à peu tombées et ont permis d'augmenter, de densifier l'offre d'animation sportive, ce qui se voulait un argument fort pour pousser les clubs à jouer le jeu et à licencier toute le monde. La mise en place de ce système, qui était un changement de philosophie franc a demandé des efforts de pédagogie, d’explication puis nous sommes retombés dans la gestion du quotidien et la routine. Nous n'avions pas manqué de constater le vieillissement du carambole, des dirigeants, la diminution très progressive du nombre de compétiteurs, la vétusté de certains clubs, etc. Nous nous sommes contentés de constater, de déplorer, de quantifier, d’appeler à changer les choses sans proposer de solution. Il a fallu qu’Alain Le Garrec vienne voir le comité directeur fédéral dans le bureau de Claude Fath en 2010 pour que je réalise que, peut-être, le rôle des dirigeants que nous étions, n’était pas de se contenter de gérer mais qu’on pouvait aussi essayer de se donner les moyens d’agir pour changer les choses. Vous connaissez la suite. L’écriture d’un projet, la constitution d’une équipe et l’élection de 2012. Fort de cette expérience (apprentissage ?) de cinq ans, je reste persuadé que nous avons la possibilité de changer la donne, d’inverser la courbe d’évolution du billard même si ce sera sans doute beaucoup plus difficile que je ne le pensais à l'époque. Les actions mises en œuvre au niveau national ont eu le mérite de déclencher une prise de conscience générale de la nécessité de travailler ensemble, et surtout d’inscrire le développement au cœur de la totalité des actions de la fédération. La difficulté réside dans la détermination du niveau auquel il faut agir. A mon avis, l’échelon national est là pour impulser la dynamique, aider la réflexion collective, donner les directions à suivre. Les ligues régionales contribuent évidemment à la réflexion, doivent relayer les actions décidées auprès de leurs clubs et agir pour motiver, expliquer et aider les clubs à comprendre l’importance du rôle qui est le leur. Encore une fois, le club est au centre de tout. Sans le club point de nouveaux membres, point de nouveaux licenciés, point de progression possible. Le club est la porte d’entrée dans le billard et la fédération. Il nous faut donc convaincre ceux-ci du rôle primordial qu’ils ont à jouer, les aider à bousculer leur routine pour se lancer dans un travail de fond. Il nous faut les aider à se structurer, les soutenir en mettant au point de véritables formations de dirigeants. Celles-ci devraient permettre de réinventer le club. Il ne peut plus se contenter d’être une association bénéficiant de l’aide de sa municipalité, qui vit en vase clos sans même que les gens sachent ce qu’il y a à l’intérieur. Il nous faut inventer un nouveau modèle d’organisation et de fonctionnement. Cette période pendant laquelle les gens choisissent leurs activités sportives ou de loisir doit servir à se donner les moyens de recevoir ces adhérents potentiels dans les meilleures conditions. Il est important de regarder son club avec l’œil de celui qui entre pour la première fois. Cette peinture qui s'écaille, cette poussière accumulée que les pieds des tables, ces vitres couvertes de crasse, cette moquette élimée, ces tâches d'humidité sur le faux-plafond, nous avons fini par ne plus les voir. Mais qu'en est-il la première fois qu'on passe la porte ? Les toilettes sont-elles suffisamment nettoyées pour accueillir des femmes ? A l'extérieur, sur la rue, y a-t-il quelque chose qui permette de deviner, si on n'est pas averti, que dans cet immeuble, il y a un club de billard ? Peut-on entrer ? Quels sont les horaires ? Etc… Je sais, j'ai l'air de radoter, de répéter sans cesse des poncifs, d'enfoncer des portes ouvertes. Mais je crois important, voire indispensable de faire prendre conscience au plus grand nombre que les germes de notre disparition sont dans des détails simples, qui n'ont pas à nos yeux d'importance. Et pourtant tout est dans le détail, la première impression. Un mot en cette rentrée : Paris a été désigné comme ville hôte des Jeux Olympiques de 2024. Cela nous parait l’occasion rêvée pour pousser la candidature du billard. Avec l’aide de Denis Masséglia et du CNOSF, le bureau fédéral et moi-même avons décidé de porter ce projet jusqu’à la décision qui sera probablement prise au moment des jeux de Tokyo en 2020. Cette ambition olympique vaut par la pression positive qu’elle devrait générer. Pour être olympique, il faut arrêter de se cacher, de pinailler. Nous aurons l’obligation d’écrire dans les faits, la réalité, notre volonté réelle de développer, de défendre notre sport à travers son rajeunissement, sa féminisation, sa structuration à tous les niveaux. Pour conclure, un mot de Socrate : « Vous avez peut-être des habitudes qui vous affaiblissent. Le secret du changement, c’est de concentrer toute votre énergie non pas à lutter contre le passé, mais à construire l’avenir. »

Bonne reprise à tous.
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